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Bienvenue sur le site de la Cie d'arc du Donjon

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Tarifs: 
(Licence, Assurance et part Club)
100€ Jeunes moins de 18 ans.
140€ Adulte 18 ans et Plus.

Informations

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Inscriptions pour la saison 2018-2019:

Les dossiers d'inscriptions seront à retirer lors du forum des associations Samedi 01 Septembre 2018 de 10h00 à 17h00. Stade TASSUS à Gisors.
Les cours reprendons le mercredi 19 Septembre 2018.
Age: à partir de 8 ans
 



Photos de la saison 2017 - 2018 ou plus anciennes
 

  • Nous avons la chance de tirer sur des murs flambant neufs. Quelques photos disponibles ici
  • D'autres photos sur les différents évènements de la saison, qu'ils soient festifs ou liés au compétitions :

C'est par ici

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Ressources vidéos

Un guide complet de la FFTA concernant le montage et le réglage de l'arc. Une mine d'informations en 12mn

Histoire et Traditions

Histoire et Traditions
Bien que le tir à l'arc remonte probablement à l'âge de pierre (soit environ 20 000 ans avant J.-C.), la première civilisation connue pour son utilisation de l'arc et de la flèche est celle du peuple égyptien, qui l'a adopté il y a quelques 5000 ans pour chasser et faire la guerre.
En 1200 avant J.-C., les Hittites se seraient servis de l'arc depuis des chariots rapides et légers qui leur permettaient de terroriser leurs adversaires lors des batailles au Moyen-Orient.
En Chine, le tir à l'arc remonte à la dynastie Shang (1766-1027 avant J.-C.).
La Guerre de Trente ans (1618-1648) a mis un terme à l'utilisation de l'arc en tant qu'arme de combat, l'arme à feu ayant fait son apparition. Depuis lors, le tir à l'arc s'est développé en tant que loisir.

C'est en 1583 que s'est déroulée la première compétition connue de tir à l'arc, à Finsbury, en Angleterre; elle comptait 3000 participants!
Le tir à l'arc est apparu pour la première fois aux Jeux Olympiques de 1900 et a été de nouveau disputé en 1904, 1908, et 1920. Lors de ces Jeux, un archer pouvait participer à de nombreuses compétitions et remporter plusieurs médailles.
Le tir à l'arc a été réintroduit lors du programme olympique de 1972 avec des épreuves individuelles pour hommes et pour femmes.
La compétition par équipe a été ajoutée au programme des Jeux de Séoul en 1988.
 

Bouquet Provincial

Résumé:
Le Bouquet provincial est une grande parade annuelle des archers ayant lieu au mois de mai, organisée en pays d’arc depuis plusieurs siècles, au cours de laquelle il est procédé à l’échange de bouquets de fleurs en signe de fraternité et d’amitié.
Le Bouquet donne lieu ensuite chaque week end, de Mai à Septembre à des concours de Tir Beursault (Il s'agit d'une discipline traditionnelle pratiquée dans un "jeu d'arc" ou "jardin d'arc".)
La participation au Championnat de France est conditionnée par la présentation officielle du Drapeau de leurs Clubs ou Compagnies au Bouquet annuel. Les archers du sud de la France en sont dispensés.

Un peu d'histoire:
Le bouquet provincial est la plus grande fête traditionnelle de l'archerie. Son origine est très ancienne, déja en 1439 les compagnies d'arc de Champagne, de Picardie et d'Ile-de-France avaient souscrit un concordat destiné à assurer un roulement entre leurs villes, pour la présentation des Bouquets.
C'était alors des manifestations éblouissantes dont rien de ce qui se passe de nos jours,ne peut donner une idée.
Avec les moyens limités de communication, les participants devaient séjourner dans la localité, pendant tout la durée des concours.Et, comme les compagnies se composaient de 50,80,100 et même 150 archers, l' affluence était énorme.
Le commerce local vivait alors une période d'enrichissement considérable.
Bien entendu, une fois les auberges remplies, la mojorité des visiteurs devait être logée chez l'habitant. C'est pourquoii les villages durent bien vite renoncer à organiser de tels tournois, leurs ressources étant trop modestes.
Ils se repliérent sur eux-même et organisèrent entre eux des bouquets provinciaux moins imposant.
On peut dire que les Bouquets provinciaux sont la survivance des anciens tournois : Une compagnie lance un défi à toutes les compagnies de France et dote son concours de prix prestigieux [ Le 1er prix est traditionnellement un vase de Sèvres offert par la Présidence de la République.]
Le Bouquet provincial est une réunion annuelle des archers du nord de la France. Il n'est pas rare d'y trouver plus de deux cents Compagnies représentées. Le tir du Bouquet est obligatoire pour les archers d'Ile de France, de Champagne, de Normandie, de Flandres et de Picardie qui veulent prétendre à une qualification aux Championnats de France de Tir Beursault.

Le Bouquet Provincial est avant tout une tradition qui se déroule de la façon suivante :

La journée commence, tout d'abord, par l'inscription, très tôt le matin, des drapeaux. L'ordre de ces inscriptions déterminera leur emplacement dans le cortège.

Les portes drapeaux les plus matinaux pourront se trouver aux places d'honneur de ce défilé derrière des jeunes filles, de la ville ou du village, portant le vase du bouquet.
Les archers défilent sur deux rang, les drapeaux au milieu.Un tel défiléreprésente environ 300 Compagnies et 2 à 3000 Archers.
Le cortège est agrémenté de chars.Ceux-ci,réalisés par les habitants de la commune représentent des spécialités du canton ou les associations locales. Des animations sont également présentes,majorettes,fanfares,danseurs.....dans une ambiance de convivialité et de fête.
La parade sera admirée, tout le long du trajet, par des spectateurs sortis de leurs maisons qu'ils ont décoré pour cette occasion, avant d'arriver au lieu désigné pour la bénédiction des drapeaux, du vase et de la statue de Saint Sébastien lors d'une messe, cette messe peut se dérouler en plein air ou dans une cathédrale si elle peut accueillir les nombreux drapeaux qui se doivent d'y assister.

La journée se poursuivra par des jeux d'arc dont le traditionnel tir à l'assiette.

l'Assiette du Bouquet provincial :

Depuis bien longtemps, on remettait des assiettes ou des pièces d'argenterie comme prix dans les concours.

Après la seconde guerre mondiale, on a commencé à généraliser un tir aux assiettes, toujours lié au Bouquet provincial. Il se pratique non seulement le jour du Bouquet mais aussi pendant les 4 mois de compétitions qui suivent le Bouquet.

Progressivement, l'habitude a été prise d'offrir aux archers désireux de garder un souvenir du Bouquet provincial la possibilité de l'acheter
C'est la Compagnie de Longueval qui, la première, en 1949 en eut l'idée.

Depuis lors, cette habitudeest devenue une " Tradition ". Chaque Bouquet provincial donne lieu à l'édition d'une assiette décorée, vendue au profit de la Compagnie qui reçoit le Bouquet pour couvrir les frais d'organisation.

Elle est destinée, non seulement aux archers, mais à toutes les personnes désireuses de garder un souvenir de cette journée.

Tir à l'Oiseau (Abat l'oiseau)

Le Tir à l'oiseau ou "Abat oiseau"
Le Roy et le Roitelet de la Compagnie sont désignés lors d'une compétition annuelle.
Deux oiseaux sont placés à 50 mètres de distance pour le tir du Roy et à 30 mètres pour le tir du Roitelet (Jeune).
Le but du jeu est de les abattre.
Pour ce faire, chacun tir une flèche à tour de rôle suivant un ordre bien précis, le Roy sortant, les membres du bureau de l'association puis les archers par ordre d'ancienneté.
Pour abattre l'oiseau, il faut toucher le corps de l'animal.
Si celui-ci n'est pas abattu en fin de journée, un autre jour est défini pour continuer jusqu'à l'abat l'oiseau.
Lorsque l'oiseau est touché, le tir est arrêté, les archers présents vont constater si l'abat est bon et valable.
Dans l'affirmatif, l'oiseau est apporté à celui qui l'a abattu, le Capitaine de la compagnie lui demande alors:
"Archer comment as tu tué l'oiseau"
L'archer répond:
"Grace a ma sagette, j'ai visé de l'encoche et frappé de l'enferron"
Il est alors déclaré Roy et l'écharpe lui est remise .
De la même manière, se déroule le tir du Roitelet.

Un peu d'histoire: LE JEU DU PAPEGUAY(D'après un article paru en 1842)


Le jeu du papeguay, qu'on pourrait assez justement appeler le Tournoi de la bourgeoisie, remonte au commencement du quatorzième siècle. C'était un tir à l'arc, à l'arbalète ou à l'arquebuse, dont le vainqueur prenait le titre de roi, et avait droit à certaines exemptions.

Dès le quinzième siècle, on le trouve en usage dans la plupart des provinces de France, en Bretagne, en Dauphiné, en Provence, en Gascogne, tantôt sous ce nom, tantôt sous celui de tir à l'arbalète, et aujourd'hui encore nous l'avons vu conservé dans quelques petites villes, dans le Soissonnais, par exemple, par des compagnies organisées militairement sous le nom de compagnie de l'arc.

Au quinzième siècle, cette coutume encouragée par les rois de France, dans le but d'engager l'élite des bons citoyens à apprendre l'exercice de l'arbalète, de l'arc et l'arquebuse, avait donné lieu à la formation dans chaque province de corporations assez puissantes, et jouissant de privilèges assez considérables. Celle sur laquelle nous avons trouvé le plus de renseignements est la compagnie des chevaliers du papeguay de Nantes. Elle avait été créée par les ducs de Bretagne et confirmée par les rois de France depuis la réunion.
 

Des ordonnances rendues en 1407 et 1471 avaient accordé à celui qui abattrait une fois le papegault l'affranchissement des tailles, aides, dons, emprunts, quêts, arrière-quêts, gardes de portes, et de tous autres subsides personnels, avec attribution de noblesse héréditaire, place et rang aux états, à celui qui l'abattrait trois fois. Ces compagnies se composaient de l'élite de la bourgeoisie ; la noblesse toutefois ne dédaignait pas de s'y faire incorporer. Nous avons retrouvé dans la vie de Du Guesclin, qu'il avait remporté dans sa jeunesse, au champ Jaquet, à Rennes, le prix du papeguay et de la lance. Plus tard, en 1544, nous trouvons une ordonnance qui interdit aux prêtres la faculté de s'enrôler parmi les chevaliers du papeguay. Enfin des privilèges postérieurs de la compagnie de Nantes portaient qu'il n'y avait que les gouverneurs, présidents et seigneurs de la cour, et messieurs des comptes qui pourraient y tirer sans faire le serment ordinaire.

Les exercices du papeguay avaient lieu presque toute l'année, ordinairement le premier dimanche de chaque mois. Mais les fêtes de la compagnie n'avaient lieu qu'une fois l'an, dans quelques provinces, au mois de mars ; dans d'autres, au mois de mai. A cette époque, les chevaliers se réunissaient quatre dimanches de suite pour tirer le joyau, et le vainqueur de chaque journée tirait toujours le premier à la journée suivante. On élevait sur une tour un mât soutenu de chaque côté par des haubants, on plaçait l'oiseau sur l'extrémité, et on le tirait d'en bas presque perpendiculairement.

Le costume a varié avec les époques ; il consistait, en 1668, en un haut-de-chausse large et plissé avec boucles retombant de la ceinture, ceinture de buffle, petite veste ou justaucorps, manches courtes avec bouffantes sur l'avant-bras, manches de chemises serrant le poignet, et chapeau de forme ronde et basse à bords plats. Dans un règlement de 1728, nous trouvons le costume suivant de rigueur :
Officiers : Habit de drap écarlate en surtout, bordé d'un galon d'or
Brigadiers : Même habit, galon d'or sur la manche et la poche
Chevaliers : Même habit simple, chapeau bordé d'un galon avec cocarde blanche.

Bien que l'usage de ce tir à l'arbalète se soit conservé jusqu'à notre époque, dès le milieu du dix-septième siècle, on avait enlevé à la plupart des compagnies leurs privilèges les plus importants ; aujourd'hui il ne leur en reste plus d'aucune sorte.

Quant à l'étymologie du mot papeguay, papegay ou papegault, nous ne pouvons être d'accord avec un critique qui fait venir papegault du mot grec papoikos, jeu de nos ancêtres, ou de padoikos, jeu de l'arc, et qui trouve ainsi l'occasion de faire remonter le jeu du papeguay aux Troyens, et d'en trouver la description dans un chant de l'Iliade. Nous croyons la suivante préférable. Les Italiens appellent le perroquet papagallo ; les Espagnols papagayo. Chez nous-mêmes, au douzième siècle, papegault ne signifiait rien autre chose ; au moins doit-on tirer cette conséquence de la description suivante du papegault que nous avons trouvée dans un manuscrit de cette époque : « Papegault est un oiseau vert, mais son bec et ses pieds sont rouges et a plus grande langue et plus lee (déliée) que nul oiseau, parquoi il dit paroles articulées en semblance d'omme, se on lui enseigne de sa jouvence, dedans le second an de son âge, etc. » Au Moyen Age, le papegault n'était donc rien autre chose que le perroquet.

Maintenant, qu'on se rappelle que dans tous les tirs à l'arc l'oiseau était le plus souvent en bois ou en carton, presque toujours peint en vert, et sinon imitant parfaitement le perroquet, ayant au moins la prétention de lui ressembler. Toutes ces considérations seront plus que suffisantes pour faire admettre que le jeu du papegault signifiait jeu du perroquet, et que ce jeu s'appelait ainsi, parce que l'oiseau qui servait de but aux tireurs avait été peut-être dans l'origine un perroquet véritable.